Le commerce et l'industrie en cinq indicateurs
Ce diaporama présente cinq indicateurs de la Banque mondiale sur les échanges et l'industrie : exportations, importations, valeur ajoutée manufacturière, investissements directs étrangers et exportations de haute technologie. Chaque vue montre le classement des pays, la valeur et le rang de la France, ainsi que l'évolution depuis 2013. Les données proviennent des Indicateurs du développement dans le monde.
| Exports of goods and services | 103 | Exportations : 33,8898 % du PIB pour la France, 103ᵉ sur 192 pays |
| Imports of goods and services | 122 | Importations : 34,2184 % du PIB pour la France, 122ᵉ sur 192 pays |
| Manufacturing value added | 109 | Industrie manufacturière : 9,5665 % du PIB pour la France, 109ᵉ sur 203 pays |
| Foreign direct investment, net inflows | 9 | Investissements directs étrangers : environ 52,05 milliards de dollars pour la France, 9ᵉ sur 204 pays |
| High-technology exports | 28 | Haute technologie : 23,1371 % des exportations manufacturières françaises, 28ᵉ sur 186 pays |
Lisez chaque vue séparément : les unités (pourcentage du PIB, pourcentage des exportations manufacturières, dollars courants) et le nombre de pays couverts (186 à 204) changent d'une vue à l'autre. Les rangs et les valeurs ne doivent donc pas être comparés entre indicateurs.
L'essentiel
La France occupe une position intermédiaire dans les échanges mondiaux et une position basse dans le poids de son industrie manufacturière. Ses exportations de biens et services atteignent 33,8898 % du PIB en 2024, soit le 103ᵉ rang sur 192 pays, un niveau supérieur à la valeur mondiale de 29,1076 %. En revanche, la valeur ajoutée manufacturière ne représente que 9,5665 % du PIB (109ᵉ sur 203), nettement en dessous de la valeur mondiale de 14,9944 % et loin des 18,0067 % allemands. À l'inverse, la France se classe 9ᵉ sur 204 pays pour les entrées nettes d'investissements directs étrangers, avec environ 52,05 milliards de dollars en 2024 : le pays apparaît donc plutôt ouvert aux flux commerciaux et financiers, tout en ayant une base manufacturière proportionnellement mince.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — Exports of goods and services (% of GDP) ; Manufacturing, value added (% of GDP) ; Foreign direct investment, net inflows (BoP, current US$).*
La valeur la plus récente de l'indicateur central
L'indicateur de tête est le ratio des exportations de biens et services au PIB. En 2024, la France affiche 33,8898 %, ce qui la place au 103ᵉ rang sur 192 pays couverts. Cette valeur dépasse d'environ 4,8 points la valeur mondiale de 29,1076 %. Le rang, lui, se situe au milieu du classement : 103ᵉ sur 192, soit à peine au-dessus de la moitié du champ. L'écart entre un ratio supérieur à la moyenne mondiale et un rang médian s'explique par la forme du classement, où quelques économies très ouvertes tirent les valeurs élevées loin vers le haut sans être nombreuses.
*Source : Banque mondiale (WDI) — Exports of goods and services (% of GDP).*
En haut et en bas du classement
Aux premiers rangs des exportations rapportées au PIB figurent le Luxembourg (191,533 %), Saint-Marin (185,9928 %), Hong Kong (181,7913 %), Singapour (178,7763 %) et l'Irlande (143,9846 %), suivis de Djibouti (126,4153 %) et de Malte (118,4861 %). Ce sont pour l'essentiel de petites économies, des places de réexportation, de services ou de finance, où le ratio peut dépasser 100 % du PIB. À l'autre extrémité se trouvent le Soudan (0,7209 %), Haïti (3,4008 %), l'Éthiopie (5,5393 %), Kiribati (5,9202 %) et la Syrie (6,8101 %), ainsi que le Népal (7,6219 %) et la Gambie (8,7488 %) : des pays à faible revenu, de très petits territoires ou des pays en situation instable. Avec 33,8898 %, la France se situe dans la zone intermédiaire, plus proche du profil des grandes économies européennes que de l'un ou l'autre de ces extrêmes.
*Source : Banque mondiale (WDI) — Exports of goods and services (% of GDP).*
Ce qui a changé en dix ans
Sur la période 2013-2024, les exportations françaises rapportées au PIB passent de 30,5913 % à 33,8898 %, soit environ 3,3 points de plus. Le creux de la série est atteint en 2020 (28,5572 %) et le point haut en 2022 (36,616 %), avant un repli à 34,4563 % en 2023 puis 33,8898 % en 2024. Les importations suivent un profil voisin : 31,2279 % en 2013, 30,2817 % en 2020, un maximum de 39,347 % en 2022, puis 36,1699 % en 2023 et 34,2184 % en 2024. La valeur ajoutée manufacturière décroît lentement, de 10,2533 % en 2013 à 9,0958 % en 2021, avant de remonter à 9,7687 % en 2023 et de s'établir à 9,5665 % en 2024. Les exportations de haute technologie reculent de 27,1817 % en 2013 à 21,192 % en 2020, puis remontent progressivement à 23,1371 % en 2024. Les entrées nettes d'IDE sont beaucoup plus heurtées : environ 33,5 milliards de dollars en 2013, 5,1 milliards en 2014, 112,3 milliards en 2022, 18,1 milliards en 2023 et 52,05 milliards en 2024. Ces séries décrivent des mouvements, sans en indiquer les causes.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — Exports of goods and services ; Imports of goods and services ; Manufacturing, value added ; High-technology exports ; Foreign direct investment, net inflows.*
Comparaison avec les pays proches
Face à ses voisins et aux autres grandes économies, la France se place au milieu pour le commerce et en bas pour l'industrie. Pour les exportations en part du PIB, la Corée du Sud atteint 44,3582 % (68ᵉ) et l'Allemagne 41,4341 % (84ᵉ), contre 33,8898 % pour la France (103ᵉ), 30,9842 % pour le Royaume-Uni (115ᵉ), 22,769 % pour le Japon (141ᵉ), 20,0229 % pour la Chine (151ᵉ) et 11,1075 % pour les États-Unis (177ᵉ) : l'écart avec l'Allemagne est d'environ 7,5 points. Du côté des importations, la France est à 34,2184 % (122ᵉ), entre l'Allemagne (37,6567 %) et le Royaume-Uni (31,856 %), au-dessus du Japon (23,638 %), de la Chine (17,1755 %) et des États-Unis (14,2712 %). Pour la valeur ajoutée manufacturière, l'ordre change complètement : Corée du Sud 26,618 % (7ᵉ), Chine 24,8692 % (9ᵉ), Japon 20,581 % (17ᵉ), Allemagne 18,0067 % (28ᵉ), États-Unis 10,7104 % (94ᵉ), puis France 9,5665 % (109ᵉ) et Royaume-Uni 7,985 % (130ᵉ) — la France est l'avant-dernière de ce groupe. Sur les exportations de haute technologie, en revanche, elle se situe plutôt haut : 23,1371 % (28ᵉ), derrière la Corée du Sud (36,2583 %), le Royaume-Uni (29,2333 %), la Chine (26,2777 %) et les États-Unis (24,323 %), mais devant l'Allemagne (17,9773 %) et le Japon (17,5547 %). Enfin, pour les entrées nettes d'IDE en 2024, la France (environ 52,05 milliards de dollars, 9ᵉ) devance l'Allemagne (environ 47,60 milliards, 10ᵉ), la Chine (environ 18,56 milliards, 23ᵉ), le Japon (environ 16,16 milliards, 25ᵉ) et la Corée du Sud (environ 12,86 milliards, 33ᵉ), le Royaume-Uni étant en flux négatif (environ −12,96 milliards, 198ᵉ) ; les États-Unis restent premiers avec environ 297,06 milliards.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — Exports of goods and services ; Imports of goods and services ; Manufacturing, value added ; High-technology exports ; Foreign direct investment, net inflows.*
Comment lire ces chiffres
Les exportations, les importations et la valeur ajoutée manufacturière sont exprimées en pourcentage du PIB : un pays dont le PIB est important tend à afficher des ratios plus bas, indépendamment des montants échangés en valeur absolue. Ces ratios ne mesurent donc pas la taille du commerce, et un chiffre plus faible ne dit rien en soi de la performance. Dans les économies de réexportation, le ratio d'exportations peut dépasser 100 % du PIB, comme au Luxembourg, à Hong Kong ou à Singapour : ces cas ne se comparent pas directement à celui de la France. Les investissements directs étrangers correspondent à des flux nets d'entrée libellés en dollars courants, qui peuvent être négatifs — la Suisse est à environ −108,40 milliards et la Hongrie à environ −62,19 milliards en 2024 — et qui varient fortement d'une année à l'autre ; un seul exercice ne suffit pas à établir une tendance. Les exportations de haute technologie sont une part des exportations manufacturières, et non une mesure du niveau technologique d'un pays. Enfin, le nombre de pays couverts diffère selon l'indicateur — 186, 192, 203 ou 204 — de sorte que les rangs ne se comparent pas d'un indicateur à l'autre. Toutes ces séries proviennent de la Banque mondiale (Indicateurs du développement dans le monde), sont mises à jour chaque année et peuvent faire l'objet de révisions rétroactives.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — Exports of goods and services ; Imports of goods and services ; Manufacturing, value added ; High-technology exports ; Foreign direct investment, net inflows.*
Exports of goods and services sur la carte et en graphiques
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Luxembourg | 191.53 |
| 2 | Saint-Marin | 185.99 |
| 3 | Hong Kong | 181.79 |
| 4 | Singapour | 178.78 |
| 5 | Irlande | 143.98 |
| 101 | Guinée équatoriale | 35.16 |
| 102 | Zambie | 34.98 |
| 103 | France | 33.89 |
| 104 | Chili | 33.72 |
| 105 | Honduras | 33.55 |
| 190 | Éthiopie | 5.54 |
| 191 | Haïti | 3.4 |
| 192 | Soudan | 0.72 |
En tête, le Luxembourg (191,533 %), Saint-Marin (185,9928 %) et Hong Kong (181,7913 %) ; en bas, le Soudan (0,7209 %) et Haïti (3,4008 %). La France se situe dans la zone intermédiaire.
La courbe passe de 30,5913 % en 2013 à un creux de 28,5572 % en 2020, un pic de 36,616 % en 2022, puis 33,8898 % en 2024. L'écart entre les extrêmes du classement dépasse 190 points.
Comparer les pays
Imports of goods and services
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Hong Kong | 177.72 |
| 2 | Luxembourg | 159.74 |
| 3 | Saint-Marin | 154.99 |
| 4 | Singapour | 143.6 |
| 5 | Djibouti | 114.82 |
| 120 | Comores | 34.46 |
| 121 | Ghana | 34.31 |
| 122 | France | 34.22 |
| 123 | Norvège | 33.87 |
| 124 | Gambie | 33.42 |
| 190 | Turkménistan | 11.16 |
| 191 | Venezuela | 9.22 |
| 192 | Soudan | 1.27 |
Hong Kong (177,7154 %) et le Luxembourg (159,735 %) ouvrent le classement ; le Soudan (1,2745 %) et le Venezuela (9,2213 %) le ferment. La France est au-dessus du Royaume-Uni (31,856 %).
La série monte de 31,2279 % en 2013 à 39,347 % en 2022, puis redescend à 34,2184 % en 2024. Les États-Unis (14,2712 %) et la Chine (17,1755 %) figurent parmi les plus bas.
Manufacturing value added
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Porto Rico | 44.14 |
| 2 | Liechtenstein | 34.17 |
| 3 | Saint-Marin | 31.77 |
| 4 | Irlande | 29.57 |
| 5 | Eswatini | 29.12 |
| 107 | Ghana | 9.84 |
| 108 | Uruguay | 9.69 |
| 109 | France | 9.57 |
| 110 | Burkina Faso | 9.5 |
| 111 | Îles Féroé | 9.46 |
| 201 | Micronésie | 0.51 |
| 202 | Îles Turques-et-Caïques | 0.45 |
| 203 | Bermudes | 0.33 |
Porto Rico (44,1443 %), le Liechtenstein (34,1726 %) et Saint-Marin (31,7668 %) mènent ; les Bermudes (0,3311 %) ferment la liste. La France se place derrière la Corée du Sud (26,618 %) et le Japon (20,581 %).
La part recule de 10,2533 % en 2013 à 9,0958 % en 2021, puis remonte à 9,7687 % en 2023 avant 9,5665 % en 2024. Le haut et le bas du classement sont séparés de plus de 43 points.
Foreign direct investment, net inflows
| Rang | Pays / territoire | US$ |
|---|---|---|
| 1 | É.-U. | 297,058,000,000 |
| 2 | Singapour | 135,077,157,183 |
| 3 | Hong Kong | 125,820,976,920 |
| 4 | Luxembourg | 105,986,643,430 |
| 5 | Brésil | 74,090,786,050 |
| 7 | Îles Vierges britanniques | 53,598,706,970 |
| 8 | Australie | 53,393,088,476 |
| 9 | France | 52,052,548,618 |
| 10 | Allemagne | 47,599,143,489 |
| 11 | Égypte | 46,578,000,000 |
| 202 | Hongrie | -62,190,710,104 |
| 203 | Liechtenstein | -87,212,093,508 |
| 204 | Suisse | -108,395,568,634 |
Les États-Unis (environ 297,06 milliards) dominent devant Singapour et Hong Kong ; la Suisse (environ −108,40 milliards) et la Hongrie (environ −62,19 milliards) sont en flux négatif. La France est 9ᵉ.
La série française est très irrégulière : environ 5,1 milliards en 2014, 112,3 milliards en 2022, 18,1 milliards en 2023, 52,05 milliards en 2024. Les écarts entre pays sont de plusieurs ordres de grandeur.
High-technology exports
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Îles Caïmans | 85.52 |
| 2 | Samoa | 76.67 |
| 3 | Hong Kong | 75.57 |
| 4 | Philippines | 60.98 |
| 5 | Singapour | 59.43 |
| 26 | Arménie | 23.64 |
| 27 | Pays-Bas | 23.47 |
| 28 | France | 23.14 |
| 29 | Costa Rica | 22.86 |
| 30 | Hongrie | 22.57 |
| 184 | Antigua-et-Barbuda | 0 |
| 185 | Bahamas | 0 |
| 186 | Macao | 0 |
Les Îles Caïmans (85,5232 %), Samoa (76,6701 %) et Hong Kong (75,5707 %) sont en tête ; Macao, les Bahamas et l'Afghanistan sont à 0,0 %. La France figure dans le premier sixième.
La part baisse de 27,1817 % en 2013 à 21,192 % en 2020, puis remonte lentement à 23,1371 % en 2024. La Corée du Sud (36,2583 %) reste nettement au-dessus de la France.